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*La mécanique du coeur - Dionysos <3
~
Aussi loin que cela me menait, je t'ai toujours aimé
Tu tiens entre tes mains ce que j'ai peine à appeler
Tu tires sans cesse sur cette chose qui m'habite
Qui m'habite mais qui n'a pas de nom, ni de forme
Serait-ce tout simplement moi ? Alors quand tu dis
Quand tu dis que tu te perds en moi, cela voudrait-il
Dire que tu te perds en cette chose, qui m'habite
Qui me hante, qui m'angoisse, qui n'a pas de visage ?
Je serai poète pour que tu te plonges encore en moi
Je serai un homme pour devenir poète, pour toi
Une fois poète, tu te plongeras dans l'homme
Une fois dans l'homme, tu découvriras le poète
Et tu toucheras, tu attraperas, tu tireras sur elle
Cette chose qui m'habite et tu seras peut-être
Moi ou Lui - qui sait lequel je suis entre les deux ?
Dans le bleu des orbes d'Arthur
On voit la mer, l'azur
(et l'adolescent plein d'éraflures...)
*
Je suis un peu trop sentimentaliste, mais j'aime ça xD
Bonus : autoportrait raté (peut-être dans quelques années...)
Ecoute les feuilles de cocotiers dans le vent
C'est le chant des ancêtres, c'est le chant de ton sang
Ecoute le crissement de l'air suffocant
Respecte ton père, honore ta mère...
Regarde le ciel ombragé
Regarde les cases aux toits rouillés
Regarde la mer et noie-toi...
[Devant il y a un poulailler. Enfin, devant... Devant c'est plutôt une baie vitrée de persiennes et de moustiquaires meurtrières.
Puis le vide.
Puis la guitare qui flotte sur la table basse.
Puis une fourmis reine qui rejoint sa cour.]
Ecoute Strummer gueuler dans le vent
C'est le sang bouillonnant, c'est le sang de ton chant
Ecoute l'insensé des guitares saturées
C'est une voix du passé
Respecte tes pairs, honore la matière...
Regarde le ciel ombragé
Regarde la musique pulser
Regarde la mer et noie-toi...
(...)
Paresse;
paresse qui engourdit les membres gorgés de soleil;
paresse qui engloutit le cerveau, qui tarit la plume.
Deux bonnes claques -et une douche-
paresse qui englue la bouche.
Paresse qui se prélasse dans un cocon de solitude.
Paresse qui prend toute la place.
Et finalement, écriture pour constipés des méninges.
Littérature pour malades et blablatages.
(...)
Ecoute les divagations d'un vieux dégueulasse
Déshonore ta mère, renie ton père
Ecoute la voix des ancêtres
C'est le souffle qui capture en son sein toute l'essence de ce papillon marin...
Ecoute et retiens.
TOUT.
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