(la mondialisation, c'est important, mais qu'est-ce que c'est chiant à étudier...)
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Mise en contexte du texte (c'est moche dit comme ça Oo)
J. Leinenberg est un écrivain à succès. Pourtant, il est dépassé par cette notoriété dont il se cache depuis presque dix ans. Il décide donc de tout quitter et voyage à travers le monde. Il
ne garde contact qu'avec Harry, son ami.
"Querido,
Je respire sous le poumon du monde.
Mon cœur bat pour vous tous, cependant. Mon cœur s’éparpille, je tente de le distribuer partout où je passe. Querido, je t’envoie un petit bout de moi,
un petit bout du moi que tu ne connais pas encore. Je change. J’apprends à changer.
Les ventes du dernier livre ont décollé, paraît-il, mais Coco ne peut plus me joindre ; j’espère que tu t’occupes bien des recettes, que Carla peut
vivre convenablement et que tu choisis bien les œuvres auxquelles tu donnes : ne te concentre pas sur une seule association, je veux que tu donnes autant que tu peux à autant d’organisations
qu’il t’est possible, à autant d’individus que tu pourras combler.
Querido, j’ai changé et je respire sous le poumon du monde.
Mon âme est internationale ; mon âme vogue sur les eaux du monde.
Mon ancre, occupe-toi bien de ton petit monde, il n’est pas nécessaire de t’enfuir comme je l’ai fait. Je n’ai aucun repère à part toi, j’appartiens à
toutes les entités de cette planète ; je n’ai pas d’attache, alors je me nourris des autres, de la culture des autres, de l’amour des autres. J’apprends à aider, à aimer.
Alors que je respire l’air le plus pur qu’il soit, tu t’étouffes sous les pots d’échappement. Je veux t’emmener sous les branches humides, sous les
abris feuillus où tu te saouleras de pureté, où, toujours ivre de nouvelles sensations, tu t’élèveras. Mais il m’est impossible de t’arracher à la pollution qui t’a vu naître ; alors
résiste, mon ancre, résiste, c’est comme cela que l’on forge un homme. Résiste et bats-toi. Tu es fort, je le sais alors ne sombre pas ; ma lumière, tu m’as éclairé sur les voies d’une
relative sagesse, d’un profond respect de la nature et des hommes.
Je redoute l’instant où je devrais t’oublier, où je devrais me détacher de toi afin de rechercher ce que peu d'entre nous osent
affronter... (…)"
*L'expression de "poumon du monde " (la forêt amazonienne) était tellement belle, comme une fleur qui pousse sur l'asphalte d'un cours de géographie pas passionnant, qu'elle m'a donné
l'envie d'écrire ce petit bout de lettre tiré d'un éventuel non best-seller de ma part xD*