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(merci aux poètes de la négritude pour avoir inspiré mes vacances... [phrase a peu près française Oo])
Ecoute les feuilles de cocotiers dans le vent
C'est le chant des ancêtres, c'est le chant de ton sang
Ecoute le crissement de l'air suffocant
Respecte ton père, honore ta mère...
Regarde le ciel ombragé
Regarde les cases aux toits rouillés
Regarde la mer et noie-toi...
[Devant il y a un poulailler. Enfin, devant... Devant c'est plutôt une baie vitrée de persiennes et de moustiquaires meurtrières.
Puis le vide.
Puis la guitare qui flotte sur la table basse.
Puis une fourmis reine qui rejoint sa cour.]
Ecoute Strummer gueuler dans le vent
C'est le sang bouillonnant, c'est le sang de ton chant
Ecoute l'insensé des guitares saturées
C'est une voix du passé
Respecte tes pairs, honore la matière...
Regarde le ciel ombragé
Regarde la musique pulser
Regarde la mer et noie-toi...
(...)
Paresse;
paresse qui engourdit les membres gorgés de soleil;
paresse qui engloutit le cerveau, qui tarit la plume.
Deux bonnes claques -et une douche-
paresse qui englue la bouche.
Paresse qui se prélasse dans un cocon de solitude.
Paresse qui prend toute la place.
Et finalement, écriture pour constipés des méninges.
Littérature pour malades et blablatages.
(...)
Ecoute les divagations d'un vieux dégueulasse
Déshonore ta mère, renie ton père
Ecoute la voix des ancêtres
C'est le souffle qui capture en son sein toute l'essence de ce papillon marin...
Ecoute et retiens.
TOUT.
Et merde!
Sally marchait. Dans la rue qui plus est! Sally marchait dans la rue et, pfiou, qu'est-ce que ça faisait du bien à Sally de marcher parce que, d'habitude, elle pose son gros cul sur une chaise et
admire le vide devant elle -les molécules qui flottent, la matière qui se désintègre et les émissions débiles à la télé- elle admire le vide devant et rêve, rêve à une autre vie, une autre vie où
elle n'a plus de comptes à régler (bien qu'elle n'ait pas de comptes à régler, à part avec sa conscience et le grand manitou qui régit sa vie et qui paye le toit sous lequel elle vit), rêve à
l'année prochaine peut-être, rêve qu'elle dit je t'aime et qu'elle mange des Mars sans prendre un gramme.
Et merde!
Quand Sally marche, le monde s'efface. Quand Sally marche, plus rien n'existe. Plus rien n'existe -quand Sally marche- à part la ligne droite qui guide ses pas, cette ligne invisible qui la
conduit aux fin-fonds du rien et qui n'existe peut-être pas. Quand Sally marche, qui sait où elle ira? Qui sait où ses pensées la mèneront? Parce que Sally n'a pas de muscles dans les jambes,
c'est sa tête qui la guide mais sa tête est vide alors...
Voilà...
Quand Sally marche, j'ai l'impression de vivre.
Sally marche quand moi je dors.
Marche, Sally, cours des fois!
T'épuise pas cocotte.
T'épuise pas, tu vis en moi.
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(j'arrive même pas à faire ressemblant... quelques kilos en plus depuis les vacances ; pis euh, là jcrois qu'elle rentre le ventre hum...)
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(sur un fond de musique [n'importe laquelle])
Plic! Plac! Ploc!
Je huile, je huile faut que ça tourne
Plic! Plac! Ploc!
Je huile les rouages de mon cerveau
Cric! Crac! Crooooc!
J'ai beau huiler, ça tourne pas
Merd... Crotteuh!
Les doigts coincés
Dans le mécanisme
Je répare les dégâts
Les doigts coincés
-Mais c'est qu'ça glisse!-
J'suis en train d'm'enfoncer
Car
C'est une machine molle
Un chewing-gum qu'on a trop mâché
Le Malabar d'mon intellect
C'est même pas moi qui m'en délecte
Et ça chauffe, ça chauffe pour rien
Faut tout recommencer à zéro
Pièce par pièce, faut remonter
Mon cerveau qui peut plus tourner...
Tous droits réservés à moi (et à toi si tu dis un truc gentil !)
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